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Eric Descombes “Il n’y a pas de crises”

Battu sèchement samedi à Saint-Maur (3-0), le FCM occupe désormais la 14e place, celle de premier relégable, en compagnie de quatre autres équipes. Une situation « préoccupante », mais qui ne témoigne « d’aucune crise » au sein du club, selon l’entraîneur Eric Descombes. Propos recueillis par Pierre Chatelus pour le journal L’Alsace du 10/02.


 

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Eric Descombes, quel sentiment vous laisse ce nouvel échec subi samedi à Saint-Maur ?

Le sentiment de la déception, évidemment. On était allé là-bas avec un plan de jeu ambitieux et quatre joueurs offensifs dans le onze de départ, mais ce premier but encaissé après 12 minutes de jeu nous coupe un peu les jambes. On prend un but sur corner alors que nous avions travaillé ce secteur de jeu durant toute la semaine. On savait comment Saint-Maur frappait, on connaissait la zone à surveiller et on savait quels étaient les joueurs à museler. Mais à l’arrivée, on est amorphe… Idem sur le deuxième but en seconde période où on se fait cueillir sur une perte de balle et un manque d’automatisme de la charnière. Voilà, c’est décevant parce qu’encore une fois, nous avons eu le contrôle du ballon durant la plus grande partie du match. Le scénario se répète : on se punit tout seuls.

Outre les errements défensifs, le FCM a également eu beaucoup de mal à se montrer dangereux offensivement. Quel est selon vous le problème n°1 ?

Le problème, c’est un peu des deux. Et pourtant, on a passé du temps à bosser ces deux aspects aux entraînements. Défensivement, on a commis des erreurs plutôt inhabituelles. Maureta revient d’une longue blessure et n’a pas encore tous ses repères avec les autres. J’ai vu aussi des sautes de concentration qui ne pardonnent pas à ce niveau. Et sur le plan offensif, nous avons manqué de percussion. On a pourtant réussi à trouver des intervalles, notamment par Puerto, ainsi qu’à prendre les côtés, mais nous n’étions pas assez mordants à la conclusion. Il a manqué un peu de tout pour réussir un résultat là-bas.

Le FCM est désormais en position de relégable. Peut-on parler de crise ?

On peut parler de crise de résultats, oui. Mais de crise, non. Il n’y a pas de crise car tout le monde est concerné et tout le monde se bat dans le même sens. Les joueurs se donnent à fond, ils ont envie de bien faire. Peut-être même trop. C’est peut-être toutes ces questions qu’ils se posent qui les empêchent de se libérer. Je reste persuadé qu’ils n’ont besoin que d’un déclic pour gagner à nouveau des matches. Nous avons besoin de ce match où les choses vont enfin se goupiller correctement. Nous allons tout faire pour gagner à nouveau dimanche prochain face à Épinal. C’est un adversaire redoutable, mais qui joue à trois derrière et qui laisse parfois des espaces. À nous d’en profiter.

Vous n’êtes donc pas plus inquiet que cela…

Il s’agit surtout d’être lucide. Sur le plan des résultats, la sonnette d’alarme est tirée depuis un bon bout de temps. Mais l’inquiétude ne nous permettra pas de relever la tête. Je suis davantage dans la recherche de solutions. Il y a du travail devant nous. Technique mais surtout mental…

Quels leviers pouvez-vous encore actionner pour permettre de stopper l’hémorragie ?

On essaie beaucoup de choses. On se parle beaucoup, on échange, on travaille énormément à la vidéo, on ne lâche pas ! Si on se met en tête qu’on n’y arrivera pas, alors autant partir en vacances et aligner les U17. Il y a encore 14 matches à disputer, il faut se battre et redresser la barre. Les joueurs sont prêts à cela, je n’en doute pas. J’attends désormais qu’ils forcent leur destin et aillent gagner ce prochain match. Ils doivent mieux faire. À Mulhouse, tout est fait pour qu’ils soient dans les meilleures conditions et pour qu’ils performent. La clé, ce sont eux qui l’ont.

Lire l’article en intégralité ici.

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